Vu d’ailleurs

Vu d’ailleurs

Et si les dirigeants et managers cessaient de redouter la “résistance au changement” de leurs collègues et subordonnés ? C’est ce que propose le coach Pierre Blanc-Sahnoun dans une récente chronique du magazine Management en suggérant une nouvelle façon de l’interpréter.

En effet, alors qu’on y voit volontiers l’expression d’une peur reptilienne, il estime qu’elle peut tout aussi bien être “une preuve d’intelligence” car “les équipes ne résistent pas ‘contre’, mais ‘au nom de’. Au nom de la véritable culture d’entreprise, celle qui fédère un peuple professionnel.” Et de préciser que “ces valeurs, ces espoirs, ces souvenirs, ces rêves, ces principes sont le socle des transformations réussies, un socle qu’il faudrait oser consolider pour permettre le changement.”

D’où un constat que nous avons largement pu vérifier sur le terrain : tel collectif qui manifestait hier son attachement à l’entreprise par la résistance au changement peut tout aussi bien l’exprimer demain par de l’engagement. À condition toutefois qu’on lui ait permis et même demandé. Conclusion : la pire des postures n’est pas la résistance mais l’indifférence, car la résistance est encore une énergie.

 

 

(1) Management, février 2018.