Un besoin d’imprévu à rassasier

Un besoin d’imprévu à rassasier

“Mon premier job était dans une structure privée ayant tout d’une administration. J’avais la garantie de l’emploi, sept semaines de vacances… Tout était super bien cadré et je suis parti en courant”, confie l’écrivain Laurent Gounelle en se souvenant du jour où il a décidé de quitter son poste de cadre à la direction financière d’un grand groupe (1). Un choix qu’il explique par son attirance pour “la surprise”, qui “fait partie des joies de l’existence”.

“J’ai compris que j’allais avoir une vie rangée et sans surprises. On peut caresser l’espoir de tout maîtriser dans son existence, c’est rassurant. Mais la surprise, c’est ce qui donne du piment à l’existence”, explique-t-il. De la sorte, il invite à comprendre que la quête de sens ne s’accomplit pas en arpentant des voies à sens unique. Aux parcours balisés, Laurent Gounelle a ainsi préféré les chemins de traverse, ponctués d’imprévus et rassasiant la curiosité car “les bonnes comme les mauvaises surprises permettent de découvrir des choses. La surprise permet d’expérimenter, alors qu’un quotidien trop bien cadré ne le permet pas.”

Alors que de nombreuses entreprises laissent encore proliférer les process et protocoles tatillons, ce témoignage mérite d’être médité. Il vient en effet souligner que, dans leur travail, les individus n’aspirent pas seulement à la sécurité et au confort, mais qu’ils souhaitent aussi disposer d’occasion de découvrir, expérimenter et vivre de nouvelles expériences.

(1) Entretien accordé
à Psychologie positive, mars 2017.