Mieux vaut tenter et se planter… que de rester planté là !

Mieux vaut tenter et se planter… que de rester planté là !

L’échec est-il devenu une qualité ?, sinterroge la dernière livraison de Courrier Cadres (1). Les témoignages recueillis auprès de nombreux recruteurs et responsables des ressources humaines montrent en effet que ces épisodes douloureux tendent désormais à être considérés comme le signe dune personne qui sait prendre des risques, innover, et apprendre de son erreur.

 

Pour les experts consultés, cette évolution des mentalités résulte directement de l’évolution du monde du travail. Dans un univers professionnel par nature plus chaotique et incertain, les carrières linéaires sont moins valorisées quelles ne l’étaient. Avant, les entreprises valorisaient la stabilité et privilégiaient la conformité. Maintenant, elles recherchent des profils plus agiles, des salariés capables de sadapter, de surmonter des difficultés et de rebondir.

 

Le monde devient tellement incertain et complexe quil faut se débarrasser de ses certitudes, et savoir se mettre en mode essai. Utiliser la méthode agile pour ne pas senliser de peur d’échouer. Nous pensons quil sagit dune compétence clé pour les managers, explique Thierry Picq, professeur de management à lEM Lyon.

 

À travers cette dédramatisation de l’échec, il ny a pas seulement lidée ancienne que lon peut apprendre de ses erreurs. Il y a, plus fondamentalement, la conviction que l’échec signale des personnes aiguillées par le désir de mieux faire, de tenter, dinnover, de créer et dentreprendre. Comme l’écrit Éric Pierrel, président de la FailCon Grenoble, l’échec témoigne dune personne qui a de l’énergie.Or, comme chacun sait, tôt ou tard, l’énergie, le désir et lenthousiasme sont les ingrédients dusuccès!

 

(1) Dossier L’échec est-il devenu une qualité ?, in Courrier Cadres, juin-juillet 2017