La marque employeur comme création collective

La marque employeur comme création collective

“Une marque employeur, c’est quelque chose de vivant. Avec l’évolution des modes de travail, le renouvellement des générations, le digital, nous devons constamment adapter l’image que nous souhaitons renvoyer, tout simplement aussi parce que nous évoluons. Et cela tout en conservant une marque qui représente ce que nous sommes”, explique Claire Pedini, directrice générale adjointe chargée des ressources humaines du groupe Saint-Gobain, à l’occasion du lancement de la nouvelle marque employeur du groupe, en juin dernier (1).

 

Pour relever ce défi, le groupe aurait pu, comme cela se fait encore souvent, se contenter de s’adresser à une agence experte capable de délivrer un message calibré, savant mix entre les instructions de la direction et l’air du temps. Mais c’est une voie différente qui a été choisie, en associant au projet quelque 5700 salariés issus de huit pays et de tout niveau hiérarchique. L’objectif : recueillir à travers des entretiens, des groupes de discussion ou encore une enquête qualitative, les véritables sentiments qu’éprouvent les membres du personnel pour leur entreprise.

 

De la sorte, le groupe ne prend pas seulement acte qu’il serait contreproductif de se doter d’un message déconnecté du vécu des salariés. Il prouve aussi que la meilleure façon d’obtenir l’adhésion des salariés dans un projet consiste à les associer à son élaboration et à solliciter leur engagement. Autrement dit, à travers ce processus collaboratif, il ne s’agissait pas seulement de bénéficier de l’expertise des salariés sollicités mais, de façon plus ambitieuse, de transformer chacun d’eux en un ambassadeur du projet et de la marque aussi bien en interne qu’en externe. En communication aussi l’efficacité passe par la coconstruction.

 

 

(1) “Saint-Gobain renouvelle sa marque employeur en s’appuyant sur le vécu de ses collaborateurs”, www.aef.info, 13/06/17.